Nous sommes la somme de nos choix, nous ne sommes pas notre dernier choix, mais nous sommes toujours la somme de nos choix. On peut décider qui on est en faisant des choix, c'est même une des seules façons de le devenir. Mais nous ne pouvons jamais nous définir par un choix, il faut toujours prendre l'ensemble des choix pour définir qui nous sommes. Il est toujours question de choix, un non-choix reste un choix, choisir qu'une entité externe à nous prenne un choix est un choix. Il faut choisir qui on est de manière répétée, il faut l'affirmer.
En se mettant en position de prendre le plus de choix, de faire le plus de choix, on apprend et découvre autant qu'on se découvre. Il faut pouvoir peser et justifier ces choix, que ce soit de manière rationnelle ou romantique, pour le goût du risque, l'insouciance ou la réflexion qui pèse dans la balance. Mais il ne faut jamais tomber amoureux d'un choix, il ne faut pas qu'il soit définitif jusqu'à définir qui on est. Nous devons être dans la capacité de faire le choix inverse, même une minute après.
Un bon choix est dirigé par deux choses, le plaisir qu'il nous procure et le regret qu'il peut engendrer. Encore une fois, un choix non fait reste un choix. Une notion de temporalité est souvent à prendre en compte, ou du moins on le croit, mais un tiens vaut mieux que deux tu l'auras, il est souvent difficile de savoir de quoi est fait demain et un choix peut vite se retrouver regretté. Mais faire davantage de choix permet d'être encore meilleur pour faire des choix dans le temps.